VISITER MILAN EN 2 JOURS – ITINÉRAIRE

Vivre au rythme italien

Buongiorno ! Pour mon premier voyage solo, je suis partie pendant 5 jours à la découverte du nord de l’Italie avec une première halte à Milan. Qui n’a jamais entendu parler de cette capitale de la mode,  célèbre pour sa fashion week. Mais Milan c’est aussi une ville d’histoire, une ville riche pour sa culture et son architecture. En bref, pour une première dans ce pays, Milan a commencé à me faire aimer l’Italie. 

Pour rejoindre Milan j’ai décidé de prendre le train au départ de Paris. Après environ 7h de trajet et le dépôt de ma valise à l’hôtel, direction le centre de Milan pour commencer à faire du repérage. J’étais obligée de m’arrêter devant le mythique Duomo di Milano ainsi que la célèbre Galerie Victor Emmanuel II. Et pour rester dans l’ambiance italienne quoi de mieux qu’une bonne glace. 

1ère journée de visite à Milan

Duomo di Milano 

Située sur la Piazza del Duomo, la Cathédrale de la Nativité de la Sainte Vierge est un lieu incontournable de la Lombardie. Faite de marbre blanc rosé, sa taille imposante fait d’elle le 3ème plus grand édifice catholique du monde. Il aura fallu 6 siècles pour achever sa construction qui débuta vers 1386 sous Gian Galeazzo Viscont, seigneur de Milan à l’époque. Sa construction au fil des siècles nous montre les différents styles architecturaux employés, allant du gothique au néo-classique. 

L’intérieur du Duomo

La visite commence par l’intérieur de la cathédrale et on ne peut qu’être subjugué par la beauté et la grandeur du Duomo avec ses 52 colonnes et ses vitraux colorés. 

Les terrasses du Duomo

Pour continuer la visite il faut prendre de la hauteur (soit en montant les 250 marches, soit en prenant l’escalier) pour atterrir sur les terrasses de la cathédrale. Tout en se baladant, on admire le détail des statues et des flèches, pour finir sur l’immense terrasse panoramique qui offre une vue sur Milan et la Madonnina (cette sculpture dorée de la Vierge Marie veille sur Milan du haut de ses 108 mètres depuis 1174, il aura fallu quand même 2 siècles pour qu’elle voit le jour). 

Le musée du Duomo

Pour contempler de plus près le patrimoine de la Cathédrale, il faut se rendre au musée juste à côté. En parcourant les 26 salles, on découvre l’histoire du monument sur plusieurs siècles. On peut apprécier de près la couleur du marbre et les flèches perchées sur le toit, contempler les sculptures ainsi que d’autres œuvres d’art. 

musée Duomo di milano
musée Duomo di milano

La zone archéologique

Le Dôme de Milan est construit sur l’ancienne zone des basiliques Santa Maria Maggiore et Santa Tecia. Pour admirer ces vestiges ainsi que ceux du baptistère de San Giovanni alle Fonti, il faut descendre sous la cathédrale. 

Pour la réservation, je vous conseille de prendre un ticket coupe-file car c’est un site très prisé. J’ai réservé mon billet pour visiter l’intérieur, les toits de la Cathédrale, le musée et le site archéologique pour 16€. 

Voici le lien pour acheter un billet coupe-file : https://ticket.duomomilano.it/

Quelques conditions pour pouvoir entrer à l’intérieur : les épaules doivent être couvertes ainsi que les jambes jusqu’au genoux. Durant cette période de Juin, l’Italie demande de porter un masque FFP2 dans certains lieux, comme le Duomo. 

Galleria Vittorio Emanuele II

Surnommé le “Salon de Milan”,  la Galerie Victor Emmanuel II est construite entre 1865 et 1877 sur un projet de Giuseppe Mengoni. Les imposantes arcades sont recouvertes d’une verrière ouvrant le passage dans la galerie. La verrière laisse pénétrer la lumière sur les nombreux restaurants et boutiques de marques. 

Sa forme symbolise la croix de Savoie et relie la Piazza del Duomo à la Piazza della Scala. Si on lève la tête pour admirer la coupole on peut voir les mosaïques qui représentent les continents d’Asie, d’Afrique, d’Europe et d’Amérique. Juste en dessous de cette coupole on remarque une immense mosaïque composée des armoiries de la famille de Savoie. Victor Emmanuel II fut roi de Sardaigne (1849-1861) et d’Italie (1861-1878).

Teatro alla Scala 

Suite à l’incendie en 1776 du Teatro Regio Ducale, le nouveau théâtre construit par Giuseppe Piermarini est inauguré deux ans plus tard sur l’emplacement de l’église Santa Maria della Scala. À l’époque, c’est un lieu de rencontre pour les riches milanais et c’est d’ailleurs toujours le cas aujourd’hui. Au sein de la Scala on peut y voir des opéras et des ballets tout au long de l’année. D’ailleurs, de nombreux artistes ont foulé la scène dont : 

  • Maria Callas : la cantatrice s’est distinguée dans Carmen ​​de Georges Bizet, La Traviata de Giuseppe Verdi, La Tosca (dernier rôle sur scène en 1965), Norma de Vincenzo Bellini
  • Giuseppe Verdi : Messa da Requiem (1874), La Traviata (1853), Rigoletto (1851), Va, pensiero (1842)
  • Rudolf Nureyev : considéré comme l’un des plus grands danseurs classiques et chorégraphe de son temps, il fut aussi directeur du Ballet de l’Opéra de Paris de 1983 à 1989 
  • Luciano Pavarotti : le ténor fait ses débuts à la Scala de Milan dans La Bohème de Puccini et Rigoletto de Giuseppe Verdi. Il est décrit comme l’un plus grand chanteur d’opéra 

Le musée – Lieu culturel de plusieurs siècles

Pour prolonger l’expérience théâtrale, direction le musée. On y retrouve une riche collection de costumes, d’instruments de musique, des portraits ainsi que des bustes représentant les plus grands musiciens. 

Pour la visite du théâtre et de son musée j’ai réservé mon billet à l’avance sur https://www.museoscala.org/fr/visite/ prix de 9,75€ pour les deux. 

Malheureusement je n’ai pas pu visiter l’intérieur du théâtre suite à une répétition d’orchestre en cours.   

Piazza Mercanti 

A proximité du Duomo, cette place au caractère médiéval était au Moyen Âge le centre de la cité milanaise. Elle renferme des édifices emblématiques :

  • Palazzo della Ragione : cet imposant édifice en brique rouge est construit au XIIIe siècle. Il servait à l’époque de bâtiment administratif 
  • Palazzo delle Scuole Palatine : au Moyen Âge, le palais abritait une école prestigieuse où de nombreux savants ont étudié
  • Palazzo dei Giureconsulti : suivant les époques, ce palais a eu plusieurs fonctions, dont une école pour entrer dans la politique ; le siège de la banque « Popolare di Milano » et depuis 1911 c’est le siège de la Chambre de Commerce 

Il Dito – Piazza Affari

Sur la Place des Affaires, juste en face de la Bourse, on remarque une sculpture peu commune : un majeur pointé directement sur le marché boursier de Milan. 

L’artiste Maurizio Cattelan a créé cette scuplture en marbre blanc de 11 mètres de haut mise en place depuis 2010 sur la Piazza Affari.

Mais pourquoi un doigt en face de la Bourse ? L’artiste a voulu condamner la finance internationale qui a provoqué la crise financière en 2007. 

La sculpture est intitulée  « L.O.V.E. », acronyme d’amour, haine, vendetta et éternité en italien. 

Quartier Brera 

Les rues pavées et les immeubles anciens donnent un charme bohème au quartier artistique de Milan. Au cœur du quartier on y trouve le Palazzo di Brera, du XVIe au XVIIe siècles, ce palais est construit pour les Jésuites comme un collège. Depuis 1776 l’Académie des Beaux-Arts occupe ce magnifique palais. On déambule facilement dans ses rues piétonnes, entre les boutiques design et les restaurants. 

Pinacoteca di Brera

La pinacothèque se trouve à l’intérieur du Palazzo di Brera et juste au-dessus de l’Académie. La galerie accueille une importante collection d’œuvres en tout genre dans 38 salles. Organisées comme un voyage dans le temps, les œuvres sont réparties par ordre chronologique, du XIIIe au XXe siècle. La plupart de la collection provient de Napoléon qui a accumulé des chefs-d’œuvre de toute la Lombardie. 

Pinacoteca di Brera

On commence la visite par les fresques lombardes, pour ensuite laisser place aux peintures vénitiennes avec les œuvres de Giovanni Bellini et d’Andrea Mantegna. On continue avec la Renaissance puis le Baroque et juste après les peintures des artistes flamands et hollandais tel que Rembrandt. Les dernières salles portent sur le début du XIXe siècle, où l’atmosphère du romantisme et du patriotisme italien règne.  

En me baladant j’ai pu aussi voir des tableaux en pleine restauration. 

Juste derrière la pinacothèque, on peut se diriger vers le jardin botanique de Brera. Un oasis où on peut se reposer sur plus de 5 000 mètres carrés et contempler les 300 espèces botaniques. 

Pour la visite de Pinacoteca di Brera, j’ai réservé mon ticket à l’avance pour 15€. Le lien pour la réservation : https://pinacotecabrera.org/fr/visite/

Santa Maria del Carmine 

L’église a vu défiler plusieurs siècles avant d’être terminée, en passant par le début de sa construction au XIIIe en allant jusqu’au XIXe siècle pour la restauration de sa façade. 

Au XIIIe siècle, les carmélites commencent à construire un couvent et une église non loin du Castello Sforzesco. Détruite par un incendie, une autre église est construite à partir du XIVe siècle sous la conception de Bernardo da Venezia. La façade est restaurée au XIXe siècle par Carlo Maciachini. 

Quartier Porta Garibaldi 

Impossible de rater ce quartier moderne de Milan avec ses gratte-ciel à perte de vue dont la tour UniCredit (231 mètres de haut) de César Pelli ou encore ses tours végétalisées (“Bosco Verticale”), imaginées par l’architecte Stefano Boeri. 

En 2012, Milan inaugure la Piazza Gae Aulenti, une œuvre de l’architecte César Pelli. Cette place doit son nom à la célèbre architecte italienne Gae Aulenti. 

L’ambiance de cette place est tout simplement géniale, que ce soit en journée ou au coucher de soleil. 

2ème journée de visite à Milan

Castello Sforzesco

Une claque visuelle en voyant ce château, voilà l’effet que j’ai eu en entrant dans la cour de ce lieu. Cette forteresse faite de brique rouge est édifiée entre 1360 et 1370 par Galéas II Visconti. A partir du XVe siècle, elle se transforme en demeure et accueille la famille des Sforza lorsqu’elle régnait sur Milan ou encore Napoléon Bonaparte. Des artistes célèbres contribuent à l’apparence du château, comme Léonard de Vinci ou encore Bramante. 

Au fil des siècles, ce lieu sert de caserne militaire lors de l’occupation de Milan sous les Espagnols, les Autrichiens et les Français. Après cette période d’occupation, le château retrouve son cachet du temps des Sforza grâce à l’architecte Luca Beltrami.

Castello Sforzesco

Aujourd’hui, le Castello Sforzesco nous fait voyager à travers ses musées et ses instituts culturels afin de nous partager son histoire. 

L’entrée du château est gratuite, on peut se balader autour des remparts et dans la cour. Pour le musée, j’ai réservé mon billet à l’avance sur le site : https://www.italy-museum.com/fr/visiter-milan 

Parco Sempione

Juste derrière le Castello Sforzesco se trouve le Parco Sempione sur plus de 47 hectares. Il est aménagé entre 1890 et 1893. Autrefois, ce parc était la réserve de chasse des ducs Sforza. Des siècles plus tard, c’est désormais un parc public où il fait bon de s’y balader ou de se reposer loin de l’agitation milanaise. 

Parco Sempione

Arco della Pace

Au bout du Parco Sempione, on aperçoit cet arc de la paix de 25 mètres de haut. A la demande de Napoléon, il est conçu par Luigi Cagnola en 1807 sur l’axe Milan-Paris. Mais sa construction est interrompue et c’est à partir de 1826 que François Ier d’Autriche fait reprendre les travaux. Il le dédie à l’acte de paix signé au Congrès de Vienne de 1815. 

Cimitero Monumentale di Milano

Construit en 1866 à partir des plans de Carlo Maciachini, ce cimetière de 25 ha abrite de nombreux tombeaux de culte différent. Son architecture n’a rien de classique, en le découvrant il m’a fait penser à une cathédrale avec ses édifices. C’était assez puissant comme sensation, j’ai ressenti d’un côté un esprit très solennel et de l’autre un esprit plutôt religieux. C’est assez compliqué d’expliquer ce sentiment, mais je vous conseille de vous y rendre pour découvrir ce lieu monumental. 

Chiesa di San Maurizio

L’église San Maurizio est construite en 1503 par Gian Giacomo Dolcebuono et Giovanni Antonio Amadeo. Durant cette période, l’église abritait des religieuses appartenant à l’ordre des Bénédictines. Située sur des vestiges romains, l’extérieur ne laisse rien paraître, mais son intérieur révèle des fresques et des peintures des murs au plafond. On la surnomme d’ailleurs la “Chapelle Sixtine de Milan” avec ses 4 000 mètres de fresque peinte pour la plupart par Bernardino Luini (élève de Léonard de Vinci).

Basilica di Sant’Ambrogio

La Basilique est l’une des plus anciennes églises de Milan. Elle est fondée au IVe siècle par le saint protecteur de la ville et évêque de Milan, Saint Ambroise (il repose désormais dans la crypte). La construction de cet édifice est dédiée aux martyrs, elle est d’ailleurs aussi nommée Basilica Martyrum. Au sein de la crypte, on retrouve notamment les martyrs Gervais et Protais. La Basilique est reconstruite à plusieurs reprises mais réussit à conserver son style roman lombard malgré les siècles. 

Chiesa di Santa Maria presso San Satiro

L’église est construite sur les plans de l’architecte Bramante entre 1476 et 1486. Érigée sur les fondations du mausolée du martyr San Satiro (confesseur et frère de saint Ambroise), Bramante a imaginé un joyau architectural en créant une illusion. En passant la porte, on s’aperçoit de la profondeur de l’église, mais en réalité l’abside est un trompe l’œil. C’est en s’approchant du fond de l’édifice qu’on remarque alors sa réelle capacité.  

Colonne di San Lorenzo

Les 16 colonnes de marbre d’environ 7 mètres entourent le parvis de la Basilica di San Lorenzo Maggiore. Ces ruines romaines provenant d’un temple du IIe siècle ont été transportées à cet emplacement pour compléter la Basilique. 

Quartier des Navigli

Il fait partie de mes quartiers préférés de Milan pour son côté à la fois détente et festif. Mais d’où provient le nom “Navigli” ? L’endroit doit son nom aux canaux qui le traversent. Ils sont construits à l’époque du Moyen Âge et formaient un important réseau reliant Milan avec des lacs et rivières de la région. Aujourd’hui il ne reste que le Naviglio Grande (le plus animé) et le Naviglio Pavese.

Mon séjour en Italie fut court et intense, j’ai pas mal cavalé pour visiter Milan et le Lac de Côme. J’ai adoré le charme de la Lombardie et la mentalité italienne. Je compte bien revenir dans ce pays pour visiter d’autres régions et pourquoi pas me mettre un jour à parler italien. 

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